Icare


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Ce film a été réalisé dans un ancien entrepôt SNCF reconverti en atelier d’artiste.

La structure du lieu, labyrinthique dans les couloirs avec de grandes verrières pour les espaces de
travail, a suggéré un scénario autour du mythe d’Icare.

Dans la première partie du film, les apparitions des peintures sont en incrustation, tout au long du
parcours dans les couloirs. Arrivé à la porte de l’atelier, il se produit un effet d’éblouissement : un minotaure apparait sous la forme d’une figurine découpée. Après une séquence sur la modification de la lumière tout au long d’une journée sur la verrière, la caméra se fixe sur une peinture murale « au fil bleu de maçon » qui s’anime pour donner en s’accélérant une sensation de vertige.

La musique est une commande faite à Loy Ehrlich, aujourd’hui membre du groupe HADOUKTRIO .
Ce film a presque 20 ans et il est difficile de retrouver l’état d’esprit qui prévalait au moment de son
élaboration. Ces traces d’un travail passé me donnent l’impression que c’est une autre personne qui
les a produites. C’est aussi un des objectifs du site outsiders : le début d’un travail sur ses propres
archives et une réflexion sur leur inéluctable disparition.

Il n’est pas facile d’étudier les déviants, car ceux-ci sont tenus pour des étrangers par le reste de la société, et ils ont eux-mêmes tendance à considérer que le reste de la société leur est étranger ; le chercheur qui prétend découvrir les phénomènes de déviance doit donc franchir de sérieux obstacles avant d’être admis à voir les choses qu’il lui faut voir. H. Becker